Un peu de minéralogie
La labradorite tire son nom de la localité où elle fut trouvée initialement: sur la côte est de la péninsule du Labrador, au Canada.
C’est une variété d’anorthite qui appartient au grand groupe des feldspaths plagioclases , et sa présence est majoritaire au sein de roches magmatiques dites « anorthosites », aux côtés de l’olivine, des pyroxènes, de la magnétite, et de l’ilménite.
Sa dureté sur l’échelle de Mohs est d’environ 6,5 et attention à son clivage parfait (je vous renvoie à l’article sur la topaze pour l’explication du clivage) qui va la rendre fragile aux chocs.
Elle peut présenter un jeu de couleur fabuleux et très varié, rendu possible grâce à un phénomène minéralogique bien particulier: l’effet Schiller.
L'effet Schiller, késako ?
C’est un phénomène optique variable qui a lieu juste sous la surface de certains minéraux et qui est causé par la réfraction de la lumière incidente sur de minces inclusions microscopiques, généralement des lamelles d’exsolution.
Chez notre labradorite, qui est une anorthite riche en sodium, cet effet peut être appelé labradorescence.
Pas le temps de lire l'article en entier ? Voici la version vidéo:
Spectrolite et labradorite, la même pierre ?
Attention: toutes les spectrolites, avec leurs reflets incroyablement prononcés et leurs dessins TRES nets, sont considérées comme des labradorites MAIS toutes les labradorites ne sont pas des spectrolites et c’est bien là que le bât blesse: sous prétexte de les vendre plus cher, certaines labradorites avec de jolis feux sont vendues sous le nom de « spectrolite » (une variété qui est beaucoup plus rare, et qui doit la force de ses reflets à une fine exsolution de feldspath potassique). On ne la trouve d’ailleurs que dans un seul endroit au monde: en Carélie du Sud, Finlande !
En lithothérapie, pourquoi choisir la labradorite ?
Choisir la la labradorite comme pierre d’accompagnement est une excellente idée et ce, en raison de plusieurs facteurs.
Tout d’abord, par rapport à son mode de formation: le fait qu’elle soit un élément constitutif d’un type de roches magmatiques n’est pas anodin, et est même typique de la nature de notre labradorite !
En effet, elle aime faire partie d’un ensemble (tout en gardant son individualité) et faire figure de «pont» entre diverses personnes, situations, ou divers environnements. Et ce, SURTOUT (nous retrouvons alors une des caractéristiques de la formation magmatique) lors de nouveaux départs ou à l’aube d’une nouvelle vie.
Dans tous les cas, on voit déjà ici se détacher 2 grandes qualités de la labradorite: la confiance en soi et le besoin de garder son originalité !
Ensuite, une deuxième raison d’opter pour la labradorite: son système cristallin !
Un petit rappel ?
Les cristaux sont classés en sept systèmes cristallins suivant la symétrie de leurs faces, définies par des axes de symétrie autour desquelles le cristal peut tourner en présentant toujours le même aspect.
Ces sept systèmes sont les suivants: cubique, hexagonal, tétragonal, trigonal, orthorhombique, monoclinique et triclinique. Et en lithothérapie analytique, il y en a un 8e, ajouté par Michael Gienger: le système amorphe, qui caractérise l’absence de système cristallin (comme chez l’obsidienne, la moldavite, l’opale,…).
Revenons maintenant à notre labradorite: sa structure cristalline est de type triclinique, typique d’une personnalité un peu instable, imprévisible, possédant une notion du temps très subjective et difficile à saisir, ce qui lui rend toute planification impossible !
Cette instabilité peut également se traduire par une impossibilité à stabiliser ses pensées ou ses émotions, qui peuvent fluctuer brutalement d’une extrême à l’autre, le corps devenant alors l’expression de ces extrêmes: cela peut donner un mental résistant logé dans un
corps frêle, ou même un physique sculpté abritant une grande fragilité.
MAIS ce type de formation a un avantage: l’habitude de vivre en permanence dans cette instabilité va induire, de manière paradoxale, un espèce d’équilibre et rendre les prises de décision plus fluides !
En effet, cette forme d’insécurité dans laquelle évolue ce genre de personnalité va aiguiser une certaine clairvoyance, et renforcer la confiance en soi: on envisage alors le chemin comme une manière de s’élever, d’aller vers un futur plus positif, et ce même si certaines parties de ce chemin ne sont pas visibles !
C’est la “Magic Touch” de la labradorite: le lâcher-prise !
Quant à la relation pierre -> chakra, si on considère le cas de notre labradorite, qu’en est-il ?
Et bien elle va présenter une particularité autant précieuse que fascinante puisqu’on pourra, suivant la couleur dominante de ses reflets, la relier à un chakra (excepté au chakra racine, étant donné qu’il n’existe pas de reflets rouges, noires ou marrons chez la labradorite) ! En cela, c’est d’ailleurs l’une des seules pierres courantes à posséder des tonalités aussi variées, comme on peut le voir ci-dessous:
Alors, la labradorite, pierre de protection entre toutes ?
La labradorite est depuis toujours largement conseillée comme pierre de protection. Elle est appelée “pierre des soignants”, car elle est capable de créer un bouclier de protection psychique en empêchant les émotions/vibrations négatives de son vis-à-vis de bouleverser les plus empathes d’entre nous, surtout ceux dont la profession est de prendre soin des autres. Précieuse labradorite qui arrive, au sein de notre propre environnement, à nous garder connecté aux autres sans que nous perdions notre espace vital..
C’est dans cette optique qu’elle sera à privilégier, laissant à bien d’autres pierres de protection le champ libre pour couvrir d’autres types de situations.